Rendre la justice, c’est dire le droit dit-on. Mais comment une personne n’ayant pas l’information ou ne maîtrisant pas le mécanisme de protection des droits peut-elle se voir rendre justice ?

Telle est la problématique à laquelle la coalition pour une Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples efficace et Changement Social Bénin sont venus répondre en organisant à Cotonou, un atelier de formation du 07 au 09 décembre 2017, à l’intention des Avocats, des professionnels de l’information ainsi que les organisations de la société civile.

En trois jours, des spécialistes de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ont présentés les notions fondamentales du système africain de promotion et de protection des droits humains. Alors qu’on a pas gain de cause dans un contentieux au niveau national, la possibilité est offerte aux plaignants béninois de pouvoir saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et ce depuis 2016.

Ah oui, beaucoup ne le savent pas ! Le Bénin fait partie des 08 Etats Africains ayant reconnus la compétence de la Cour à être saisie par les individus ainsi que les organisations non gouvernementale conformément à l’article 34.6 du protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples créant la Cour.

La justice internationale est le dernier rempart contre l’inaction et l’inefficacité des juridictions nationales a fait remarquer Horace S. ADJOLOHOUN, Juriste principal à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et formateur de circonstance. Il n’a ménagé aucun effort dans le partage de connaissances et de quelques astuces procédurales pouvant aider les victimes à mieux faire entendre leur voix dans un espace régional.

Nous avons désormais besoin de plus d’audace, de plus d’activisme et de plus d’implication des différents acteurs intervenants dans la promotion et la défense des droits humains, en portant les contentieux juridiques, à un niveau beaucoup plus avancé, afin de remettre la promotion et la protection de l’humain au cœur des discussions et de contribuer à une réelle consolidation de l’Etat de droit dans notre pays. En le faisant, nous ne serons pas les premiers, ni les derniers.

Les citoyens Ivoiriens, Burkinabè, Tanzaniens et bien d’autres implémentent déjà ce mécanisme Africain et contribue à l’évolution du droit dans leur pays.

Par des travaux de groupes en fin de formation, les participants ont identifiés des cas potentiels que le Bénin pourrait soumettre aux juges de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Un groupe de suivi de mise en œuvre des décisions de rendues par ladite Cour en ce qui concerne le Bénin a également été mis en place. Tout laisse croire que de beaux jours s’annoncent dans la sphère juridique et juridictionnelle de notre pays.

Glory Cyriaque HOSSOU, Secrétaire Général de l’Association des Blogueurs du Bénin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s