L’albinisme n’est pas une fatalité, il peut être vaincu

Elles n’ont jamais été considérées, elles n’ont jamais été prises en compte, elles n’ont jamais été entendues, et pourtant, elles existent et font partie intégrante de notre société. Elles font l’objet fréquemment de traque, d’attaques, de massacre depuis leur tendre enfance, pour diverses raisons les unes aussi saugrenues que les autres. Pour certaines personnes aux esprits mal éveillé, elles sont des dieux, pour d’autres, leurs sacrifices sont sources de bonheur.

POUR MOI, ELLES SONT DES ETRES HUMAINS, DOUES DE RAISONS ET DE SENSIBLITE ET PEUVENT DONC RESSENTIR LA PEUR, LA JOIE, LA TRISTESSE. ELLES DOIVENT ETRE PROTEGES AU MEME TITRE QUE TOUTES LES AUTRES COMPOSANTES DE LA SOCIETE ET NON ETRE DES OBJETS DE RAILLERIE, DE MOQUERIE DE DISPARITION FORCEE.

Tout le monde peut donner naissance à un enfant atteint d’albinisme. Attention !

L’albinisme n’est pas une fatalité, il peut être vaincu. Il s’agit d’une condition génétique héréditaire, non contagieuse caractérisée par une absence de mélanine dans la peau (substance qui colore la peau). Cette absence, est la cause d’un double handicap pour les personnes atteintes d’albinisme : une peau sensible aux rayons solaires et une faible acuité visuelle caractérisée par une incapacité presque totale de correction au moyen des verres. Elles sont également plus exposées aux risques du cancer de peau.

Dans le domaine éducatif, elles éprouvent d’énormes difficultés du fait de leurs conditions. Des fois venant de leur propre camarades qui les rejettent en leur lançant des bouts de craies, en se moquant d’elles, en les excluant des jeux de groupe ; des fois, de leur propres enseignants qui refusent de faire des efforts, des concessions, pour leur faciliter l’accès à une éducation de qualité ; qui ne comprennent pas souvent leur déficience.

Aujourd’hui, elles se sont regroupées en association, parce qu’elles en ont le droit. Elles se sont regroupées pour mieux faire entendre leur voix, pour revendiquer ce qui leur est dû, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs conditions de vie et d’existences. Pour un meilleur mieux être.

J’ai eu la chance de suivre une de leurs activités en septembre 2017. Elle portait sur la nécessité d’un plaidoyer pour une éducation inclusive des élèves atteints d’albinisme au Bénin. Elles veulent un meilleur accès à l’éducation à leurs paires. Un accès à l’éducation dénué de tout mythe, de toutes stigmatisations. Un accès à l’éducation empreint d’intégration et de compréhension. Elles veulent se faire bien former pour être utiles à leur pays. Quoi de plus noble ?

L’une des difficultés qu’éprouvent les personnes atteintes d’albinisme est bien la faible acuité visuelle qui les caractérise. Une incapacité à lire de loin ou même de près lorsque l’écriture est de petits caractères. Elles demandent donc que les prochaines épreuves d’examens de juin 2018 au primaire et au secondaire soient à leur porté, sans difficulté de vision, de lecture.

Elles veulent que la taille de police des épreuves soit désormais de 20 au lieu de 12 Times New Romans. Une demande noble qui ne devrait souffrir d’aucune contestation, d’aucune négligence, d’aucune désapprobation. Pourquoi espérer des résultats d’une personne à qui l’on n’a pas donné des moyens de les réaliser ?

Il sera important que cette doléance puisse prospérée et qu’on éviter des arguments mesquins pour ne pas les satisfaire. C’est une question de droits humains, c’est une question de dignité humaine, c’est une question de santé publique.

Aux populations, il va falloir une sensibilisation continuelle sur la question, mettre l’accent sur l’absence de différence entre les êtres-humains. Démythifier les préjugés pour construire un monde meilleur, libre, où il fera bon vivre. L’éducation aux droits humains. C’est ce qu’il faut.

L’albinisme n’est pas une fatalité, il peut être vaincu.

Glory Cyriaque Hossou

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…travailler pour soi est plus important qu’être salarié…

Victorien AGOUTY est l’un des jeunes béninois qui essaie aujourd’hui de marquer son temps en faisant ce qu’il sait faire le mieux, ce pour quoi il vit au quotidien, la production d’huile palmiste. Rare sont ces béninois dans une atmosphère délétère où trouver un emploi relève non pas de l’ordinaire mais de l’extraordinaire, qui sont prêts à abandonner un emploi salarié pour aller cultiver la terre. C’est justement ce qu’il a réalisé il y a quelques années et aujourd’hui il se propose de nous raconter son expérience, de nous dire s’il regrette ou pas son choix à l’heure actuelle et quel type de message il voudrait lancer à la jeunesse du Bénin, lui qui est devenu un modèle d’inspiration, un des béninois qui détiennent le monopole de l’huile palmiste.

Dis-nous Victorien, comment as-tu pu opérer ce retour à la terre au point d’abandonner un emploi salarié ?

C’était une question de vision et j’avais finis par comprendre que travailler pour soi est plus rentable qu’être salarié, parce qu’être salarié c’est se limiter et avoir une vie limiter durant les trente ans de service. Mais avec le business, entreprendre soi-même permet de réaliser les objectifs de vie et de carrière. Ça vous permet d’apporter une valeur ajoutée au monde, de laisser une trace dans l’humanité que d’être salarié.

Après la visite de tes installations, on se rend bien compte que tu mènes une activité prospère et très inspirante. C’est le fruit de combien d’année de travail et qu’est-ce qui te motive autant ?

Ce que les yeux ont vu, l’esprit le conçoit dit-on. C’est ce que j’avais déjà vu quand j’étais en Côte-d’Ivoire où de grandes industries assurent le monopole du palmier à huile. Je me suis donc dis que si ça a été possible ailleurs, pourquoi pas ici au Bénin ? C’est comme ça je suis revenu au Bénin et j’ai commencé par entreprendre il y a cinq ans environ après avoir démissionné de mon poste à Prodicom.

Peut-on dire aujourd’hui que tu es heureux dans ce que tu fais et quel est ton chiffre d’affaire ?

Je suis heureux dans ce que je fais parce que je m’y plais, j’arrive à atteindre mes objectifs, ce qui me rend heureux. Mon chiffre d’affaire s’élève aujourd’hui à cinq million au minimum par mois. Je prévois d’ailleurs l’améliorer dans les jours à venir. J’ai des clients qui viennent d’un peu partout du Bénin et de la sous-région ouest africaine. Je suis convaincu que je ne me suis pas trompé de chemin.

Quelles sont tes défis et perspectives à court moyen et long terme aussi bien pour toi et ton entreprise ?

Les anglais disent ‘’Every time i have the challenge that Im facing now’’, tous les jours j’ai des challenges, des défis, que je suis en train de surmonter petitement. Il y a un an, si tu étais venu ici, ce n’était pas comme ça, aujourd’hui ce n’est pas comme ça et demain ça ne sera pas comme ça. Tous les jours il y a des obstacles, mais avec la vision et le courage on essaie de surmonter petitement et on s’en sort.

Tu voudrais lancer un appel à la jeunesse qui hésite aujourd’hui et qui manque de repères ?

Je voudrais dire aux jeunes qui me lisent aujourd’hui de ne pas toujours attendre l’Etat ou de compter sur lui sur tous les plans. Vous risquez d’être déçus si vous ne l’êtes déjà. Être salarié aujourd’hui, c’est quelque chose que déplore. Rester dans l’espérance de travailler au ministère, à la fonction publique, ne devrait plus être l’apanage de la jeunesse. Il faut que les jeunes changent de mentalité et commencent par entreprendre.

Que les jeunes acceptent de payer le prix de la formation avant de prétendre gagner gros. Dieu nous a créé pour que nous puissions impacter le monde, tant qu’on n’entreprend pas, on ne pourra impacter notre monde.

MERCI VICTORIEN ET DU COURAGE DANS TES ENTREPRISES.

Merci à vous.

L’importance de l’acte de naissance

À deux semaines de la reprise des classes, il est important de rappeler aux parents certaines attitudes et réflexes à adopter afin de faciliter une bonne rentrée scolaire des enfants.

Dans l’émission  »au regard de l’espoir » de ce matin, sur la station universitaire, nous avions mis l’accent sur la nécessité de retirer les actes de naissance au plutôt afin de ne pas avoir à courir à la dernière minute.

L’acte de naissance est le 1er document officiel de l’enfant. Ce qui lui donne le droit de s’inscrire à l’école pour recevoir une éducation de qualité gage d’un développement futur.

Avec le nouveau code de l’enfant, le retrait de l’acte de naissance se fait au centre d’etat civil (Mairie, arrondissement) le plus proche du lieu d’accouchement et ce, gratuitement.

Mon message ce dimanche 03 septembre 2017, est de convier chacun, à se préoccuper de son cadre de vie.

Prenons des nouvelles de nos entourages immédiats, de façon à encourager les parents à aller retirer les actes de naissance et de pouvoir inscrire librement leurs enfants.

 »Chacun, de part sa position, peut contribuer à l’épanouissement de la petite enfance »