Nous ne sommes pas à un meeting politique ni à un sit-in de protestation. Nous sommes plutôt à l’Université d’Abomey-Calavi, précisément à la Faculté de Droit et de Science Politique, au cours d’introduction à l’étude du droit dispensé par le Professeur Joseph DJOGBENOU, agrégé des Facultés de Droit et de Science Politique mais aussi actuel Ministre de la justice garde des sceaux.
Si la qualité de l’enseignement dispensé n’est plus à démontrer, car il est l’un des meilleurs enseignants de son temps, c’est bien la condition d’acquisition de cet enseignement capital par l’étudiant qui pose problème. Constater sur les images les conditions peu honorables dans lesquelles l’enseignement est dispensé et reçu : étudiantes et étudiants assis à même le sol, côtoyant même des fois, de près l’enseignant sans oublier toutes celles et ceux disposés en fil indienne aux alentours de l’amphithéâtre ; un tableau qui n’offre pas une garantie de lisibilité certaine par tous et le tout sous une chaleur écrasante, en témoigne le nombre de papiers cleanest sur la table de l’enseignant.



Combien sont-ils ? 1500??? 2000??? 2500?Oume plus ??? Dans un amphithéâtre de 750 places.

Ces conditions d’accès à l’enseignement supérieur sont en parfaite inadéquation avec les critères nécessaires énoncés à l’article 13 du Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels régulièrement ratifié par le Benin, et la loi 2003-17 du 11 Novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin, rectifiée par la loi 2005-33 du 06 Octobre 2005.



Il y a un manque criard de dotation et un défaut lié à l’accessibilité dans nos universités publiques et le cas de la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université d’Abomey-Calavi n’est que minime car cette situation ne saurait rivaliser avec celles vécues chaque année en Géographie (Faculté des Lettre Art et Sciences Humaines), en Chimie Biologie Géologie (Faculté des Sciences et Techniques) et en Sciences économiques et Gestion (Faculté des Sciences Économiques et de Gestion) pour ne citer que celles-là.

Il est aujourd’hui important que le vent nouveau qui souffle dans le pays prenne par les universités publiques du pays. L’accès à l’éducation ne saurait être un privilège réservé à une certaine classe de la société. Il faille donc que le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Formation Technique et Professionnelle de concert avec ses pairs commence par régler ces problèmes. 

Cette situation régularisée incitera les enseignants à donner de façon optimale le savoir, garantira de bons résultats et sortira le Bénin des profondeurs du classement des universités disposant toujours d’infrastructures vétuste.

 »Léducation promeut la liberté individuelle, l’autonomisation et apporte des bénéfices importants en terme de développement ».

Veillons-y !!!

Abomey-Calavi, le 21 Novembre 2016

Glory Cyriaque HOSSOU, Activiste des droits humains.

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