Réformes du système éducatif béninois: ce que j’en pense!

​Réformes du système éducatif béninois : ce que j’en pense.

Quartier latin de l’Afrique, Dahomey plaque tournante, Porto-Novo, Ouidah, autant de qualificatifs et de noms qui distinguaient autrefois notre Nation des autres car qu’on le veuille ou non, historiquement nous avons existé. Mais existerons-nous dans le future ???

Qu’avons nous fait de cette qualification qui fut naguère la nôtre ? Autrement dit, est ce que le Bénin a préparé une relève de qualité ?  Comme le dit si bien mon confrère _Moriac ADONON_ *<< le Bénin que les autorités laisseront à nous qui sommes la relève dépendra de la relève qu’ils laisseront à ce Bénin>>*

La réponse à de telles interrogations dépendra de notre présent. De notre présent à réformer notre système éducatif à terre depuis belle lurette. Les enseignements pouvant permettre à l’apprenant de se connaître et de s’approprier son monde afin de mieux se  préparer à affronter un future teinter de tous les vices, ont disparus d’un système qui en son temps à raisonner au son de l’espèce sonnante et trébuchante même si on voile l’évidence.

Il appartient à chaque société d’imaginer son propre modèle éducatif qui répondra aux aspirations du peuple et aux besoins sur le terrain. Un système importé ne fera que nous retarder dans le temps, pourvu qu’on se réveille à temps. Ce qui est sûr, l’actuel système éducatif est éprouvé, la plupart des acteurs s’accordent sur son changement. Les taux massifs d’échecs aux derniers examens en disent long.

Aujourd’hui comme demain nous le dirons. L’Approche Par Compétence, le système LMD et autres ont fait leur temps au prix de ce que nous savions tous. Nos réalités sont différentes de ces machines à produire des chômeurs. Un système qui remet l’apprenant au centre des opportunités et qui cadre avec nos réalité, ne fera que redorer le blason pour une société apprenante, entreprenante et innovante.

La reforme de l’éducation Nationale doit ineluctablement passer également par la formation des formateurs. Le minimum requis doit être de mise ainsi que le sens des valeurs qui incarnent notre société. L’on ne doit plus aller à l’enseignement par défaut mais il faut y aller par vocation, avec le coeur. Tout commence par là… L’apprenant est à l’image de son maître a-t-on coutume de dire. Il faudra donc toute l’attention nécessaire, tout le sérieux de ce monde, pour le recrutement de ces nobles personnes chargées de transmettre le savoir. Les mettre dans de bonnes conditions, pendant et après leur vie de transmetteur de la connaissance.

Tout ceci est bien structuré dans notre arsenal juridique régissant la matière. C’est le moment de faire une réelle application, 

– du Pacte International relatif aux Droits Économiques Socio- Culturelle;

– de la Convention sur le droit de l’enfant;

-de la Convention sur l’Elimination de toutes formes de Discriminations à l’Egard des Femmes ;

-de la Convention relative aux droits des Handicapés ;

-de la Convention 102 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants ;

-de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant;

-de la Charte Africaine de la Jeunesse ;

– de la loi 2003-17 du 11 Novembre 2003 portant orientation de l’éducation Nationale en République du Bénin…

Ne cherchons pas loin, la solution est juste là ….devant nous!!!

Quelqu’un a dit: <<Le Benin n’a pas un problème de textes mais un problème de têtes>>, et c’est vrai !!!

Glory Cyriaque HOSSOU

Cotonou, le 29 Septembre 2016

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Cri de coeur de la semaine !!!

​Mes pensées de ce Vendredi 23 Septembre 2016 vont à l’endroit de nos Compatriotes du Bénin profond. Nos Compatriotes de ces zones où l’eau et l’électricité ne sont qu’un rêve lointain, où la misère ambiante est un quotidien, où….

Je veux garder espoirs et veiller afin que toutes ces régions du Bénin puissent être touchées équitablement par les bonnes grâces du Nouveau vent qui souffle dans le pays depuis quelques mois. 

Ne centralisons pas tout à Cotonou.

Bon début de week-end à chacun et tous!

glorydroitshumainsbnin.wordpress.com

Kinshasa : mon coeur saigne !!!

Que de dates mémorables, que d’évènements funestes, que de scènes horribles dans une République Démocratique du Congo meurtrie dans son âme par des crises sociales mais surtout politiques depuis des années.

La date d’aujourd’hui était différente de toutes  autres dates pour un pays qui est sur la sélect depuis bien longtemps. Le spectre d’une nouvelle crise qui emporterait congolaise et congolais, guettait le pays. 

Ce Lundi 19 Septembre était la date où la Commission électorale devrait appelé le corps électoral en prélude à l’élection présidentielle de Décembre 2016, qui permettra aux congolais d’élire un nouveau Président de la République autre que  KABILA car étant en fin de son ultime mandat constitutionnel.

Lundi 19 Septembre 2016 se devait être une date festive, qui ouvrirait de nouveaux horizons pleins d’espoirs pour un peuple assoiffé de démocratie et de liberté. Mais hélas !!!

Le sang a encore coulé. Loin de toutes imaginations où l’effusion de sang devait s’inviter au rendez-vous, une marche pacifique avait été organisé pour marquer le début de la fin d’un régime au bilan lourd. Mais très tôt elle a tournée court. Une répression sanglante des manifestants par les forces de l’ordre a été constaté. De jeunes vaillants Africains ont succombé aux tirs à balles réelles et autres artilleries lourdes déployées face à des manifestants sans défenses.

Le bilan continu de s’alourdir. Ce événement malheureux vient s’ajouter aux nombreux cas de viols (de mineurs et de femmes), d’arrestations de disparitions et d’assassinats des défenseurs des droits de l’Homme. Le cas poignant de Floribert Chebeya le défenseur des  » Voix des sans voix » est encore dans nos mémoires. 

Aujourd’hui je me joint au peuple congolais debout, pour dire mon indignation. Maintenant plus que jamais la veille doit être renforcée. 

La fin est proche! 

Ils ont peur!

Tenez bon !!!

Lundi 19 Septembre 2016.

Glory Cyriaque HOSSOU, Juriste Activiste des droits humains.

Septembre: le mois de tous les dangers pour les femmes du plateau.

La liberté de circulation, plus qu’un droit inhérent à tout individu, est un principe universel que nul ne saurait y déroger. C’est le noyau dur des libertés publiques et y porter entrave ne saurait laisser une nation sans conséquences néfaste sur son réel développement.
Que faire quand les libertés publiques entrent en collision avec la tradition, la culture, la coutume ???

Septembre, neuvième mois de l’année est la période où les Hommes, surtout les femmes sont interdits de sorties ou du moins sont limités dans la jouissance de leur liberté publique. Celle d’aller et venir, ceci dans la région du plateau. Les initiés imputent ce fait à la célébration festive de la divinité  »ORO ». 

Quand le  »ORO » doit sortir, les agglomérations doivent être fermées, les femmes doivent rester chez elles, les hommes doivent faire de même.

Si par malheur, l’on vous croise dans une ruelle pendant ce temps, la sanction est sans appel. Les femmes disparaîtraient et les hommes non initiés seraient chicotés ( j’écris sous réserve des interventions des ressortissants du plateau qui liront cet article). 

Les activités génératrices de revenus tournent au ralentis dans cette contrée du pays en cette période. Aujourd’hui encore, elles sont chez elles, sans possibilités de sortir. Il faut que ça change.

Le Bénin, partie à plusieurs traités et accords internationaux devrait en temps normal veiller à l’application effective desdits accords.

Des béninoises meurent dans cette affaire !

Des séquelles sont et seront gardées de ces atrocités à vie.

Tradition oui, mais un encadrement s’impose.

Jusqu’à quand assisterons nous à ce recul de démocratie ??? 

C’est une ouverture.

Cotonou le 13 Septembre 2016.

Glory Cyriaque HOSSOU, Activiste des droits humains.

Bavure policière hier à Cotonou: Quand la poursuite à Mort devient la sanction de la violation du code de la route.

​Dimanche 4 Septembre 2016, la Police Nationale s’est encore illustrée tristement en pourchassant jusqu’à ce que mort s’en suive un conducteur de  »Taxi Moto » communément appelé Zemidjan. Raison invoquée, la victime aurait méconnu le code de la route. Et il fallait le pourchasser à mort. 

C’est frustrant dans une République où l’insécurité est à son paroxysme, où forces de l’ordre et acteurs politiques fuient devant les braqueurs et autres hors-la-loi, d’assister à de telles bévues. Tout porte à croire que les garants de nos libertés fondamentales se trompent de cibles. 

*La sanction de la méconnaissance du code de la route serait désormais la poursuite à mort ???* 

Les agents responsables de ce lugubres forfait qui vient de frapper la communauté jaune, doivent être écroués et désarmés afin qu’ils puissent répondre de leurs actes. 

Justice doit être rendu à la victime et à toute sa famille y compris la communauté des conducteurs de  »Taxi-Moto ».

Les lois Républicaine doivent être respecter!

 La formation aux droits de l’homme de nos agents en uniforme doit être de mise.

Rien ne vaut la vie. Veillons !!!

Cotonou le 5 Septembre 2016.

Glory Cyriaque HOSSOU, Activiste des droits humains !