Le débat citoyen!

 »Il n’y a pas de temps pour le débat, le débat est de tout les temps »  c’est ce qu’à compris l’Association Béninoise de Droit Constitutionnelle (ABDC) en organisant ce Jour, Jeudi 21 Juillet 2016,  » les troisième entretiens politiques  » dont le thème général portait sur les <<Réformes politiques et institutionnelles au Bénin>>.

Les divers acteurs qui animent la vie sociopolitique du pays ont été conviés à ce débat pour relever le niveau des échanges sur le rapport déposé par la Commission DJOGBENOU, chargée d’opiner sur les réformes politiques et institutionnelles dont le Bénin a besoin pour son développement durable.

Les troisièmes entretiens politiques de l’ABDC avaient pour objectif général la présentation succincte du rapport de la commission DJOGBENOU chargée de réfléchir sur les réformes politiques et institutionnelles pouvant permettre au Bénin d’amorcer une nouvelle marche pour un développement durable, et de permettre aux participants de pouvoir apporter leurs différents points de vue sur ledit rapport. 

Les débats sur la constitutionnalisation de la Cour des Comptes et le mandat unique ont beaucoup plus retenu l’attention des participants même si on aurait aimé que la question des droits humains soit aussi débattue avec beaucoup de vigueur comme on a pu le constaté ce jour.

Si la question de la constitutionnalisation de la Cour des Comptes et l’indépendance totale des juges devant y siéger a fait l’unanimité dans le rang des panélistes et des participants. La question sur le mandat unique à quant à elle enregistrée beaucoup de divergences. Les pros mandat unique soutiennent que cette nouvelle réforme apportera toutes les vertus de développement au Bénin car le Président devra  désormais se consacrer à son seul et unique mandat dénué de toutes idées de réélection. Les anti mandat unique ont quant à eux souligné le fait que le Bénin a toujours connu depuis 25ans une stabilité politique, et que même l’article 42 de notre constitution a déjà réglé en soi la question du mandat unique.

D’autres questions non moins importantes ont également été débattues mais très vite, à savoir, les questions sur ; l’immunité parlementaire des députés, le mandat des juges de la Cour Constitutionnelle, la constitutionnalisation de la CENA….

Glory Cyriaque HOSSOU

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Bilan des 30 ans de la Convention relative aux droits de l’enfant : les enfants décrivent le Bénin dont ils rêvent.

Communiqué de presse

Cotonou, 30 août 2019.

En prélude à la célébration du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) le 20 novembre prochain, 80 enfants, adolescents et jeunes se sont réunis du 28 au 30 août à Cotonou,
pour faire le bilan de la mise en œuvre de la convention, depuis sa ratification en
août 1990 par le Bénin.

Organisé par l’Association Nationale des Conseils d’Enfants du Bénin (ANACEB) et l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) avec le soutien de l’UNICEF, l’évènement a rassemblé des participants
venus des 12 départements du pays et de plusieurs structures d’enfants :
ANACEB, CLOSE, SOEURS SALESIENNES, REPORTERS JUNIORS et ASHOKA.

Aux termes des travaux, les enfants ont produit un document de plaidoyer en 30
points décrivant le Bénin dont ils rêvent.
A propos de la protection des enfants, Héritier N’KOUET, Maire enfant de la

commune de Boukoumbé déclare : « Nous rêvons d’un Bénin où les enfants sont
protégés, où les auteurs des violations des droits de l’enfant sont punis et où la
participation de l’enfant est une réalité ».

Moufidatou ISSIFOU, Maire enfant de la ville de Malanville, ajoute : « Nous rêvons
d’un Bénin dans lequel les enfants ont droit à une éducation de qualité et où les
enfants les plus pauvres reçoivent de l’Etat un soutien pour leur scolarisation ».

Rapporteur de la commission santé, Luc AGBIDIME, Maire enfant de Bohicon
souligne à son tour : « Nous rêvons d’un Bénin où les enfants se portent bien,
mangent à leur faim et ne meurent plus comme dans un crash d’avion ».
Enfin, Roxane AKOTOME, Maire enfant d’Abomey, plaide pour « un Bénin où les
communes disposent d’une ligne budgétaire pour appuyer les initiatives des
enfants et dans lequel les enfants ont accès aux médias classiques et aux réseaux
sociaux avec des contenus qui respectent leurs droits ».

« Le Système des Nations Unies au Bénin est à vos côtés et travaille pour la
réalisation de tous vos droits et surtout pour qu’aucun enfant ne soit laissé de
côté » a souligné Siaka Coulibaly, Coordonnateur Résident du Système des
Nations Unies au Bénin. Il a saisi l’opportunité pour lancer un vibrant appel à tous les acteurs de la défense et de la promotion des droits de l’enfant pour qu’ils
investissent davantage dans la réalisation des droits de l’enfant.

Hélène ACHOUKE, Directrice de l’Education surveillée et de la Protection sociale
des mineurs a énuméré les actions du Gouvernement en matière de promotion
des droits de l’enfant, de répression des auteurs de violation de ces droits et
d’application des textes. Elle a pris ensuite « l’engagement au nom du Ministre
de la Justice et de la Législation, de faire tout ce qui est possible en vue de la
protection réelle des droits de l’enfant au Bénin. »

La Directrice de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence, Solange Odjo, a fait
savoir dans son intervention, qu’en matière de droits de l’enfant, le Bénin a pris
plusieurs lois et décrets protégeant l’enfant et a procédé à la création de structures adéquates qualifiées pour la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation difficile. Elle a plaidé par ailleurs pour l’organisation de séances d’échange pour procéder à un bilan des avancées et pour réfléchir sur les défis qui subsistent en termes de respect de la CDE ».

Au nom du Gouvernement, le Ministre des Enseignements maternel et primaire,
Salimane Karimou a rassuré les enfants que leurs « messages sont reçus et seront traités afin de permettre au Bénin de participer à tous les fora, à tous les niveaux, dans le cadre de la célébration des 30 ans de la CDE». Le Ministre a insisté par ailleurs, sur le rôle de l’Etat dans la mise en œuvre du droit à une alimentation saine et équilibrée et le droit aux soins de santé des enfants. Il a appelé les enfants à interpeller les parents dans les cas de non-jouissance desdits droits qu’il considère comme primordiaux.

Dans son point de presse aux médias, Mademoiselle Gloria AYANOU, Maire enfant
de la commune de Parakou et Présidente de l’ANACEB, a déclaré à l’endroit du
Président de la République : « Au nom des enfants du Bénin, nous demandons
au Chef de l’Etat de devenir l’ambassadeur et l’avocat des enfants et d’être davantage proche de nous, pour nous aider à trouver des solutions à nos
problèmes ».

Elections au Bénin : les blogueurs outillés sur la déconstruction des FakeNews en période électorale par le GTFJPS-AOS

Quelques semaines après sa formation à l’endroit des moniteurs pour des élections apaisées en République du Bénin, le Groupe de Travail Femmes Paix et Sécurité en Afrique de l’ouest et du Sahel récidive mais cette fois-ci avec une nouvelle cible et sur une nouvelle thématique. Huguette Akplogan DOSSA, Vice-Présidente du Groupe de Travail a d’ailleurs rappelé dans son discours introductif, les raisons du choix de cette cible, les objectifs attendus et le rôle du groupe de travail.  »Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de nos vies et nous devons faire attention à tout ce qui y est véhiculé dans le souci primordial de préserver la paix. »

Pour en savoir plus sur le groupe de travail https://glorydroitshumainsbnin.wordpress.com/2019/06/06/de-nouveaux-moniteurs-outilles-par-le-repsfeco-pour-une-veille-citoyenne-certaine-en-periode-electorale/

C’était le jeudi 20 juin 2019. Des blogueurs venus de plusieurs localités ont été réunis à #Bohicon pour être formés sur les nouvelles dispositions de la loi sur le numérique et le code électoral, deux lois votées respectivement en 2017 et 2018. L’objectif de cette formation est de les outiller sur les bonnes pratiques en matière de déconstruction des fausses nouvelles ou encore #FakeNews dans le but de préserver la paix et la concorde.

Deux ateliers ont donc meublés cet atelier de formation. Le premier a amené les participants à la découvertes des dispositions du nouveau code électoral voté en 2018 et d’avoir une vue sur les zones à risque en matière d’élections, les nouveautés ainsi que les éléments d’anxiété.

Au nombre des innovations et des éléments d’anxiété, il faut souligner l’obligation de production par les candidats du quitus fiscal, la répartition des sièges prévue à l’article 242 du code et bien d’autres. Cette formation a été dispensée par Sessi KOUNKPO, chargée de communication du groupe de travail.

A sa suite, Scholastique BASSA, membres du groupe de travail a outillé les blogueurs sur le nouveau code du numérique voté par le parlement en 2017. Les obligations et sanctions contenues dans cet instrument juridique ont été débattues par les participants dont les véritables activités tournent autour du numérique. Ils ont donc renforcer leurs capacités et connaissances sur le nouveau droit positif béninois et sont à même de les observer afin de ne pas tomber sous le coup de cette loi. Les articles 550 et suivants ont été intéressants à décortiquer en raison de la nature des dispositions et des sanctions en cas d’inobservance.

Après avoir reçu toutes ces notions et avant de clore l’atelier de formation, les participants se sont retrouvés en groupe de travail pour réfléchir sur deux interrogations majeures : ‘’les actions à mener pour une pacification de la situation de crise actuelle au Bénin’’ et ‘’comment faire le suivi de cette situation dans le respect du code sur le numérique’’.

Les réflexions ont accouché de plusieurs idées dont les plus innovantes et pertinentes feront l’objet de projet à mettre en œuvre pour la préservation de la paix.

Les participants à la fin de l’atelier, ont remercié les organisateurs pour le choix et la pertinence des thématiques. Ils ont notamment promis agir désormais en conséquence mais surtout, d’outiller en retour, leurs collègues qui n’ont pas pu suivre cette formation.

Cet article a été réalisé par le Groupe de Travail Femme Jeunes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et du Sahel avec l’appui financier d’ONUWAS et ONU Femme.

DE NOUVEAUX MONITEURS OUTILLES PAR LE GTFJPS-AOS POUR UNE VEILLE CITOYENNE EFFICACE EN PERIODE ELECTORALE.

Cette semaine à l’hôtel KTA de Cotonou a eu lieu un atelier de formation des moniteurs électoraux organisé par le Groupe de Travail Femmes Jeunes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et du Sahel (GTFJPS-AOS) en partenariat avec le Réseaux Paix et Sécurité des Femmes de l’Espace CEDEAO avec le soutien financier de l’UNOWAS.

L’atelier ouvert le jeudi a pris fin ce vendredi et avait pour but d’outiller des hommes et des femmes venus de différentes régions du Bénin pour des élections apaisées. Durant durant deux jours ils se sont appropriés le cadre juridique des élections en République du Bénin ainsi que de bonnes pratiques en matière de monitoring des élections.

‘L’objectif global est de prévenir les éventuelles violences post électorale dans les zones considérées à risque de notre pays.

Plus spécifiquement, cela se résume d’une part à suivre les mouvements des citoyens, des partis politiques en vue de déceler des tensions ou d’éventuelles violences et d’autre part à informer les autorités compétentes ou les médiatrices communautaires afin que ces conflits soient gérés au mieux et dans l’intérêt de tous »

(Pour en savoir plus
sur le REPSFECO https://glorydroitshumainsbnin.wordpress.com/2018/11/29/tout-savoir-sur-le-repsfeco-et-ses-
objectifs/)

A l’entame de l’atelier, les participants ont eu droit à une série d’allocutions qui a replacé l’importance de la formation
dans son contexte. Blandine SINTONDJI YAYA, Présidente du Groupe de Travail Femme jeune Paix et Sécurité affirme
qu’il est important d’être outillé afin de se rendre utile pour sa communauté en période électorale. Elle finira par
remercier les partenaires qui ne ménagent aucun effort pour accompagner son organisation dans la formation des
différentes couches socioprofessionnelle sur les questions du genre et de jeunesse.

Après les allocutions, les participants ont eu à désigner les rapporteurs des deux jours d’activité avant de découvrir le
contenu de la communication sur le groupe de travail et ses activités. Cette communication assurée par la Présidente
Blandine SINTONDJI YAYA a eu le mérite de lever le voile sur cette organisation ainsi que ses nombreuses réalisations.

Il faut dire que le Groupe de travail femme jeune paix et sécurité de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel est une plateforme inclusive de partage d’expérience, d’analyse et d’évaluation participative des initiatives et des efforts de la sous-région pour la promotion et la mise en œuvre des résolutions 1325, 1820 et suivantes du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Il est présent dans tous les pays de la CEDEAO et du Sahel
Il a pour mission de :
• Promouvoir, coordonner et appuyer toutes les initiatives pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest.
• Promouvoir l’engagement/ la participation des femmes dans les processus de négociation de paix.
• Promouvoir l’implémentation de l’UNSCR.1325 et l’égalité de genre dans la sous-région
L’antenne du Bénin a été installée le 30 Août 2016 par le PNUD

Le secrétariat du groupe de travail est basé à Dakar au Sénégal

(Pour en savoir plus sur ces résolutions https://glorydroitshumainsbnin.wordpress.com/2018/12/04/resolution-
2242-et-2250-du-csnu-que-faut-il-retenir/)

L’atelier a pris fin avec des motifs de satisfaction décelés dans le rang des participants. Ils se sont notamment engagés à être des acteurs actifs dans leurs différentes localités en période électorale. Ils n’ont surtout pas manqué de remercier les organisateurs.

Il faut dire que la formation est organisée dans le cadre du projet intitulé  » Implication des femmes et des jeunes dans l’organisation des élections législatives libres, apaisées et transparentes au Benin »

Cet article est réalisé par le Groupe de travail femme jeune paix et sécurité de l’Afrique de l’ouest et du Sahel avec l’appui financier de ONUWAS et ONU femme

2019: Exigeons #JusticePourDangou

Chers amis, j’espère que vous allez bien en ce premier jour de l’an 2019.

Je voudrais en cette nouvelle année adresser mes compassions et soutiens à l’endroit de la famille #Dangou qui attend toujours l’enterrement de leur fils, le caporal #MohamedDangou illégalement tué le 06 janvier 2016 au camp militaire guezo de #Cotonou.

Certains ont peut-être déjà oublié. C’est normal. Dans un pays où la protection des droits humains intéressent moins les médias que les bravades politiques.

Le caporal #MohamedDangou revenait de mission humanitaire de Côte-d’Ivoire au même titre que d’autres de ses collègues.

A la suite d’un mouvement de revendications de prime de mission, il avait été illégalement abattu. La nouvelle, à la veille de la présidentielle, avait envahie la toile et suscitée l’émotion au sein de l’opinion et la colère des organisations de défense des droits humains qui ont même initié une marche qui sera par la suite interdite.

Lire ici le rapport 16/17 de Amnesty International sur la situation. Page 110 (https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://paperjam.lu/sites/default/files/annual_report_fr.pdf&ved=2ahUKEwjcsNrDmMvfAhXIRxUIHUrSDOIQFjAGegQIBBAB&usg=AOvVaw1gOBD7WjPx8zqMHUQ55CLx)

La #CourConstititionnelle de notre pays a déclaré au mois de juin de la même année, l’homicide du caporal illégal et violant le droit à la vie garanti par la constitution béninoise et les engagements internationaux régulièrement ratifiés par le #Benin. Elle avait également déclaré que cela ouvrait droit à réparation.

Le 6 janvier prochain, cela fera trois ans. Trois ans que le corps du caporal #MohamedDangou est détenu à la morgue sans que ses parents n’aient le droit de le voir.

A ce jour, tout est encore flou et le mystère autour de l’assassinat du caporal #MohamedDangou est toujours maintenu.

Pour les musulmans, les morts ne devraient pas rester à la morgue. Les musulmans décédés sont enterrés dans les brefs délais après le décès. Malheureusement, au grand malheur de la religion musulmane et des us et coutumes de la famille #Dangou, le corps de leur enfant est toujours maintenu à la morgue sans droit de visite.

En cette nouvelle année, c’est à la famille #Dangou que je pense. Aux douleurs de la femme du caporal, ses enfants et ses parents.

Je voudrais que dans les tous prochains jours, qu’on se mobilise. Qu’on se mobilise pour réclamer #JusticePourDangou.

Je voudrais que chacun de vous fassiez de cette injustice une affaire personnelle jusqu’à la lumière totale sur cette affaire. #JusticePourDangou

Exigeons de nos gouvernants une meilleure protection du droit fondamental à la vie de nous tous et de nous toutes.

Restons mobilisés.

Je nous souhaite une année d’engagement en faveur des droits humains !

#JusticePourDangou

Glory Cyriaque HOSSOU.

Résolution 2242 et 2250 Du CSNU, QUE FAUT-IL RETENIR ?

Elles font partie des dernières résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies dans le domaine des droits de l’Homme et du maintien de la paix en raison de leurs cibles. Je vous propose d’aller à la découverte de ces résolutions dans cet article inspiré de la dernière formation du Réseau Paix et Sécurité des Femme de l’Espace CEDEAO à l’endroit des professionnels des médias auquel j’ai assisté.

D’abord, commençons par la résolution 2242

Elle a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité des Nations Unies le 13 Octobre 2015 et vise deux objectifs à savoir; Contribuer au renforcement de la place des femmes dans les efforts de consolidation de la paix et Contribuer à l’intensification de la
protection des femmes et filles en situation de conflit, y compris vis-à-vis de la violence
sexuelle« Il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat en temps de conflit ». 15 ans donc après l’adoption de la résolution 1325, une nouvelle résolution est adoptée pour combler les insuffisances constatées lors de l’application de la résolution 1325. Toutefois, les résolutions 1325 et 2242 entretiennent de liens très étroits.

Quels liens entre résolution 1325 et 2242 ?

En adoptant à l’unanimité de ses membres la résolution 2242 en 2015, le Conseil de
sécurité entend « …tenir compte des préoccupations liées aux femmes, la paix et la sécurité dans toutes les situations propres à certains pays inscrits à son ordre du jour » et de « combler les lacunes entre ce qui est dit et la situation sur le terrain », en ces derniers temps où « Il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat en temps de conflit ».

Dans ses grandes lignes, la résolution 2242 vise à assurer une représentativité des femmes à tous les niveaux de décision aux niveaux national, régional et international, au sein des institutions et mécanismes de prévention et de résolution des conflits. Elle vise également à développer des
programmes qui favorisent l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en soutenant la société civile dans les pays en conflits armés et dans des situations d’après-conflit, y compris le renforcement des capacités, dans leur mise en œuvre des résolutions sur les femmes, la paix et la sécurité. On sent clairement à travers ces grandes lignes, un renforcement de la résolution 1325 et un réel objectif de mettre les femmes au cœur des décisions.

Ensuite, la résolution 2250, celle qui intéresse les jeunes

Elle a été adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 09 Décembre 2015 et pose implicitement un principe majeur : une jeunesse désœuvrée, non épanouie, non prise en compte est une menace pour la paix et la sécurité internationale.

Le contexte de l’adoption

Le contexte de son adoption est également frappant. Le désœuvrement de la jeunesse,
l’exclusion, les inégalités sociales qui génèrent des accumulations de frustrations. La corruption au sein des Etats, le chômage ainsi que le sous-emploi des jeunes. En gros, un contexte obscur qui prédestine les jeunes à de nombreux risques.

Les risques potentiels et autres réalités

Dans un tel contexte de frustrations, de mépris, le recours à la radicalisation, à l’extrémisme, à la révolte, à l’insurrection est toute trouvé. Les jeunes, si ils ne décident pas de renverser l(‘ordre
politique au sein des Etats, pourraient être facilement manipulables et prêts au recrutement des factions djihadistes et autres. Toutes possibilité qui ne converge pas vers le maintien de la paixbdans souhaité de tous les vœux.

Aussi, Selon le Conseil de Sécurité des Nations Unies, « les jeunes représentent une forte proportion des personnes qui subissent les effets des conflits armés, y compris comme réfugiés et déplacés, et que le fait qu’ils soient privés d’accès à l’éducation et de perspectives économiques
est fortement préjudiciable à l’instauration durable de la paix et à la réconciliation ».

Le nouvel espoir

A travers donc cette résolution, le conseil de sécurité entend mettre la préoccupation des jeunes au centre des débats. Amener les Etats membres de l’Organisation des Nations-Unies à adopter des politiques inclusives en matière de jeunesse. De travailler à réduire les inégalités et assurer
l’accès à l’éducation aux jeunes ; poursuivre et réprimer les auteurs de corruption et autres infractions économiques.

La résolution vise également et il faut le souligner, que les Etats impliquent les jeunes dans les sphères de décision les concernant.

Glory Cyriaque HOSSOU

Tout savoir sur le REPSFECO ET SES OBJECTIFS

Chers ami(e)s, en cette période d’activisme en faveur de la protection des femmes, je
vous propose une série d’articles rédigés par mes soins pour mettre en lumière certains aspects importants de la défense et la protection des femmes. Certaines organisations qui œuvrent dans le domaine et des textes qu’on tend à oublier parfois. Le 1er article de cette série pour sur le RESPFECO.

Dans cet article, je me propose de vous présenter l’une des organisations les plus actives dans le domaine de la promotion et de la protection des femmes dans l’espace CEDEAO. Il s’agit du REPSFECO guidé par des objectifs bien précis qui renseignent sur les défis de protection des femmes.

En réalité, le REPSFECO, c’est quoi ?

Le REPSFECO est en définition le Réseau Paix et Sécurité des Femmes de l’Espace
CEDEAO. Ce réseau a été créé en juillet 2009 et est le résultat d’un long processus de
plaidoyers et de travaux scientifiques menés sous l’égide du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre. L’antenne du Bénin a été créée le 16 Mai 2014 et son
lancement a eu lieu le 30 Mai de la même année. Le réseau a son siège dans la quasi-
totalité des Etats membres de la communauté.

Mais pourquoi la création du REPSFECO ?

La création du REPSFECO vient répondre aux nombreuses violations des droits des
femmes constatées dans la sous-région du fait de conflits armés dans les Etats de la
communauté. Les conflits au Libéria, en Sierra-Léone, en Côte-d’Ivoire, au Togo et plus récemment au Mali ont mis notamment en lumière les violations dont sont victimes les femmes et les filles. Des actes de viol, de violence, de meurtre pour ne citer que ceux-là sont monnaie courante pendant ces périodes. Hormis ce constat, le contexte d’avant création du REPSFECO, renseigne sur la non prise en compte des avis des femmes dans les processus de règlement des conflits.

Très de peu de femmes était impliquées sur le chemin du désarmement et de préservation de la paix. Il fallait donc un Réseau communautaire capable de contribuer à la protection des femmes et la prise en compte de leurs avis dans l’élaboration des politiques de développement. En terme clair il s’agit de « Coordonner et d’optimiser les rôles et initiatives des femmes dans la prévention des conflits, le maintien de la paix et de la sécurité, les opérations de reconstruction post-conflit et la promotion des droits humains, particulièrement ceux des femmes et autres groupes vulnérables ».

Sur quoi se basent les actions du REPSFECO ?

Le réseau se base sur un nombre importants de textes juridique à caractère contraignant. Ces textes pour la plupart existaient bien avant sa création mais n’étaient pas suffisamment mis en œuvre. Au niveau international, le réseau s’inspire des dispositions de la Convention des Nations-Unies sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes adoptée en 1979 et les résolutions 1325, 1820 et 2242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (Je reviendrai sur les résolutions 1325 et 2242
dans mon prochain article en raison de leur importance et de leur caractéristiques).

Au plan régional c’est-à-dire au niveau Afrique, le réseau peut s’appuyer sur la CharteAfricaine des Droits de l’Homme et son protocole additionnel sur les droits des femmes encore appelé protocole de Maputo pour mener ses actions.

Enfin, au plan communautaire, c’est-à-dire dans l’espace CEDEAO, l’espace de création
du réseau, celui-ci peut s’appuyer sur le protocole de la communauté relatif au
mécanisme de Prévention, de Gestion de Règlement des Conflits, de Maintien de la Paix et de la Sécurité et le Protocole sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance. Autant de textes donc qui permettent au réseau de mener à bien sa mission.

Que fait le réseau au Bénin ?

Le REPSFECO je le disais plus haut est implanté dans la plupart des Etats membres de la CEDEAO. L’antenne du réseau au Bénin est installé en 2O14 et mène des activités de formations des femmes sur les résolutions 1325, 2242 et 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU), l’autonomisation des femmes ; la formation des professionnels des médias (il faut signaler l’implication dans cette catégorie des blogueurs et autres médias en ligne) en synergie avec d’autres organisations locales et le soutien des partenaires techniques et financiers à savoir la coopération Suisse et Care Bénin-Togo.

Si vous cherchez à entrer en contact avec le REPSFECO Bénin, sachez qu’il est situé à Cotonou, akpakpa dans la rue en face de la station sonacop entre l’église sacré coeur et le cinéma concorde. 1ère rue à gauche, 3eme maison (maison Saizonou Jean) Tél: 95561808, 97377439 Email : repsfecobenin@gmail.com.

Glory Cyriaque HOSSOU

La protection des femmes et filles victimes de violences

La protection des femmes n’a jamais été autant d’actualité aujourd’hui que par le passé, ceci, malgré l’existence d’une multitude textes juridiquement contraignant, obligeant les
Etats non seulement à les respecter mais aussi à les mettre en œuvre. Dans cet article, je me propose de rappeler l’existent en termes de normes juridiques de protection de la femme au Bénin, puis, dans un second temps, montrer les actes de violence qui subsistent toujours malgré ce contexte juridique.

Après l’adoption en 1979 au niveau international de la convention des Nations-Unies sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, une adoption née de plusieurs années de militantisme féminin et d’une prise de conscience des Etats du monde réunis au sein d’une communauté de principe et de valeurs, de donner plein pouvoir à la femme longtemps ignorée dans les sphères de décisions. Cette volonté née en 1979 a traversé le temps et chaque région du monde, chaque Etat du monde en a fait
sa propre priorité. En Afrique, les chefs d’Etats réunis à Maputo en Mozambique en 2003, ont adopté un protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur la femme. Ce nouvel instrument sous régional vient replacé la protection des femmes au centre des attentions et reprécisé le rôle que doivent jouer les Etats la jouissance effective des droits énoncés dans la Charte et le Protocole.

La 1ère étape était la domestication de ces différents textes. Au Bénin, l’on peut affirmer sans se tromper qu’en matière de protection de la femme, des lois ont été votées en dehors de la constitution qui a jeté les balises d’une protection depuis fort longtemps.
Les lois :
– n° 2002-07 du 24 aout 2004 portant Code des personnes et de la famille.
– n° 2006-19 du 05 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel et
protection des victimes en République du Bénin.
– n° 2003-03 du 03 mars 2003 portant répression de la pratique des mutilations
génitales féminines en République du Bénin
– n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction.
– n°2011 portant répression des violences faites aux filles et aux femmes en
République du Bénin,
– n°2015-08 du 08 décembre 2015 portant code de l’enfant en République du Bénin
peuvent être citées.

Et déjà, leur citation devrait annoncée une meilleure protection des femmes au Bénin. Mais hélas, les violences continuent d’être monnaie courante dans une société qui demeure réfractaire face au droit positif. Les mutilations génitales féminines continuent d’exister en plus du mariage forcé des enfants. Unicef parle de 3 filles sur 10 qui sont données en mariage forcé avant l’âge de 16ans au Bénin ; plus de 7
milles enfants en majorité des filles exploités dans les trois plus grands marchés duBénin : Dantokpa (Cotonou, capitale économique du pays), Ouando (Porto-Novo,capitale du pays), Arzèké (Parakou). En plus de tableau sombre, s’ajoutent les grossesses en milieux scolaire qui empêchent les filles de poursuivre leur éducation.

Cette situation n’a pas laissé le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies
indifférent. En effet, lors du dernier passage du Bénin devant le conseil dans le cadre de
du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel en Novembre 2017, le conseil a
notamment formulé 198 recommandations au Bénin visant l’amélioration de la situation des droits humains dans le pays. Au final, 191 recommandations ont été acceptées par le Bénin et c’est sur celles-ci qu’il sera évalué dans quatre ans. Parmi ces 191 recommandations acceptées, figurent en bonne place, la lutte contre les mutilations génitales féminines, le mariage forcés des enfants, les grossesses en milieux scolaires et bien d’autres.

Il s’agit donc d’une opportunité donnée à la société civile de s’investir dans le suivi de
mise en œuvre de ces recommandations qui intéressent fortement la femme, afin
d’amener le gouvernement à respecter ses engagements.

Il faudra également investir dans l’éducation des populations et la sensibilisation pour une meilleure atteinte des objectifs.

Glory Cyriaque HOSSOU