Le débat citoyen!

 »Il n’y a pas de temps pour le débat, le débat est de tout les temps »  c’est ce qu’à compris l’Association Béninoise de Droit Constitutionnelle (ABDC) en organisant ce Jour, Jeudi 21 Juillet 2016,  » les troisième entretiens politiques  » dont le thème général portait sur les <<Réformes politiques et institutionnelles au Bénin>>.

Les divers acteurs qui animent la vie sociopolitique du pays ont été conviés à ce débat pour relever le niveau des échanges sur le rapport déposé par la Commission DJOGBENOU, chargée d’opiner sur les réformes politiques et institutionnelles dont le Bénin a besoin pour son développement durable.

Les troisièmes entretiens politiques de l’ABDC avaient pour objectif général la présentation succincte du rapport de la commission DJOGBENOU chargée de réfléchir sur les réformes politiques et institutionnelles pouvant permettre au Bénin d’amorcer une nouvelle marche pour un développement durable, et de permettre aux participants de pouvoir apporter leurs différents points de vue sur ledit rapport. 

Les débats sur la constitutionnalisation de la Cour des Comptes et le mandat unique ont beaucoup plus retenu l’attention des participants même si on aurait aimé que la question des droits humains soit aussi débattue avec beaucoup de vigueur comme on a pu le constaté ce jour.

Si la question de la constitutionnalisation de la Cour des Comptes et l’indépendance totale des juges devant y siéger a fait l’unanimité dans le rang des panélistes et des participants. La question sur le mandat unique à quant à elle enregistrée beaucoup de divergences. Les pros mandat unique soutiennent que cette nouvelle réforme apportera toutes les vertus de développement au Bénin car le Président devra  désormais se consacrer à son seul et unique mandat dénué de toutes idées de réélection. Les anti mandat unique ont quant à eux souligné le fait que le Bénin a toujours connu depuis 25ans une stabilité politique, et que même l’article 42 de notre constitution a déjà réglé en soi la question du mandat unique.

D’autres questions non moins importantes ont également été débattues mais très vite, à savoir, les questions sur ; l’immunité parlementaire des députés, le mandat des juges de la Cour Constitutionnelle, la constitutionnalisation de la CENA….

Glory Cyriaque HOSSOU

Bénin. A l’heure du cordon sanitaire, ce qu’il ne faut pas oublier !

Covid19 #Benin

Alors que nous nous apprêtons à vivre l’expérience d’un cordon sanitaire dans le but d’endiguer la propagation du Covid-19 au Bénin, je voudrais en appeler au sens de responsabilité des uns et des autres.

Les périodes exceptionnelles ne sont pas des temps ou les droits humains cessent d’exister.

Certaines libertés peuvent se retrouver véritablement touchées, mais il est important que leur encadrement respecte les principes de proportionnalité, de nécessité, de légalité et de non discrimination.

Le droit à la santé se retrouve au cœur de cette pandémie et la réponse de l’État doit placer l’humain au centre. Sans discrimination.

L’Etat doit continuer à garantir l’accès aux soins de santé aux populations avec une attention particulière aux plus vulnérables d’entre nous. Les porteurs, les personnes âgées, les pauvres…

L’Etat doit continuer à garantir l’accès à l’information des populations et faire preuve de transparence dans sa gestion: les mesures prises pour endiguer le mal, le nombre de personne infectées, le nombre de cas suspectés, l’exemplarité. Qu’ils ne cachent rien et s’impliquent véritablement.

Sur le terrain du maintien de l’ordre:

Qu’ils préparent ça bien !

Que les personnes responsables de l’application de la loi n’outrepassent pas leur prérogatives. Les pratiques illégales telles que: les actes de torture, les traitements inhumains et dégradants et autres sont proscrites.

Les actes de torture sont d’ailleurs imprescriptibles, et les auteurs peuvent être poursuivis à tout moment. Même une loi d’amnistie ne pourra les dispenser de poursuites.

Qu’ils ne se trompent pas de cibles sur le terrain. L’ennemi est invisible et n’a pas de couleur ni d’appartenance politique ou corporatiste.

Que les agents détachés pour la circonstance n’aient pas la gâchette facile (on ne tire pas sur des gens désarmés).

Les populations veulent être protégées et sont conscientes des efforts à consentir. Qu’ils n’en rajoutent pas avec du zèle et un désir de plaire à quelqu’un.

Si les agents détachés pour la circonstance reçoivent un ordre manifestement illégal, qu’ils aient le courage d’en refuser l’exécution. La loi leur donne le droit.

La situation est à la fois sensible et critique. On n’a pas besoin de zèle et de bavure pour le moment ni jamais.

#CoronaVirus #DroitsHumains #Police #Gendarmes

#Covid19 Les États ne doivent pas abuser des mesures urgentes pour supprimer les droits humains.

#Covid19

Il est important que dans cette période sensible où le degré de propagation du Corona virus n’est plus à démontrer ainsi que les conséquences de la maladie sur la vie des êtres humains, que les États n’outrepassent pas les mesures sécuritaires pour étouffer la dissidence.

Les mesures urgentes sont autorisées et bien réglementées par le droit international et donc dans cette matière nous n’auront à rien inventer. Qu’elles poursuivent des buts de santé ou de sécurité publique.

Il est important que les mesures urgentes qui seront prises répondent à des exigences de nécessité, de proportionnalité et de non discrimination et ne servent pas de prétexte pour réprimer des voix dissidentes ou pour cibler des groupes de personnes donnés.

Les mesures prises doivent répondent à des objectifs légitimes de santé publique et rien d’autres.

Il est important de rappeler aux gouvernants leurs obligations quotidiennes en matière de droits humains autant de fois que possible.

Ce travail de rappel est d’autant plus important dans un contexte où la jouissance de certaines libertés publiques était déjà interdite en période normale, chose inquiétante et que cette période sensible ne serve d’arguments pour cibler davantage des groupes de personnes donnés ou pour favoriser l’avènement de mesures arbitraires.

Les mesures urgentes doivent faire l’objet de déclaration publique avec respect des exigences requises en termes de procédure et d’implication des différents acteurs concernés. Ces mesures doivent être circonscrits dans le temps et ne doivent pas être ambiguës dans leurs applications.

On sera certainement amené à revoir nos modes de vies pour éradiquer le #CoronaVirus. Mais que ce changement ne soit pas sources d’autres maux.

Vous pouvez toujours consulter cet articles des Nations-Unies toujours sur le même sujet https://news.un.org/fr/story/2020/03/1064132

HumanRights

Un week-end de libertés

Ce fût un plaisir pour moi d’avoir discuté ce week-end avec les étudiants de l’ENAM réunis au sein du creuset  »Les bavards du droit » sur les libertés sur internet. Un bon moment d’échanges sur un sujet d’actualité.

Vue d’ensemble des participant-e-s à la fin de l’activité

Les libertés fondamentales sont consubstantielles à l’existence même de l’être humain. Non un privilège de quelques-uns, ni un droit des autres.

Il est important que les droits qui bénéficient systématiquement d’une protection hors ligne le soient également en ligne.

Pénaliser d’office l’expression en ligne est dangereux et contraire au droit international des droits humains. Mais en même temps, l’on ne peut se prévaloir de sa liberté d’expression pour porter atteinte à la réputation d’autrui, appeler à la haine nationale, raciale et religieuse, à la discrimination, à la violence.

Le panel de discussion

Les sanctions doivent être analysées minutieusement et répondre aux exigences de proportionnalité aux risques de déposséder le droit de sa substance.

La dépénalisation des infractions de presse est un principe. Que ce droit soit exercé en ligne ou hors ligne. C’est sans distinctions. Enfermez un journaliste qui sert d’une communication électronique pour faire son travail est contraire aux droits humains et aux engagements des États en la matière.

#WeekendRempli

Cette année j’ai rencontré du monde !

2019

Des personnes merveilleuses rencontrées ici et là, à différents endroits et dans différents contextes.

Des personnes de différents profils qui pour certaines marginalisées hier et qui pour d’autres, continuent de vivre des stigmatisations des violences, du fait de leurs orientations sexuelles, du fait de leurs choix, de la pauvreté, de leur handicap. J’ai appris récemment qu’être né sourd ou malentendants est une malédiction dans certaines régions ici. Choquant !

Des personnes rencontrées dans les quatre coins du #Benin et même parfois au-delà, toujours avec des sourires mais aussi parfois avec des questionnements sincères et réels sur l’existence de demain, les droits fondamentaux…

Ces personnes avaient soif d’informations et de formation sur leurs droits fondamentaux et comment les revendiquer. Qu’ils s’agissent des droits fondamentaux classiques que des nouveaux droits fondamentaux (internet, vie privée à l’ère du numérique…), tout était important à discuter.

Ce qui est heureux et satisfaisant pour des gens comme moi, c’est quand vous sentez que vos actions ont des impacts directs et indirects sur vos bénéficiaires et leurs communautés.

Quand la fin d’une formation, des gens s’indignent de leurs conditions, de la situation de leurs États et décident de faire quelque chose pour changer les choses.

D’autres on pu aller en justice contre l’État et gagner haut les mains avec des décisions de principe. La joie avec les décisions de principes ne réside pas dans la condamnation de l’État ou d’une personnalité politique. Pas que. La joie réside surtout dans l’obtention d’une réaffirmation de ce qui devrait être et non de ce qui est. Et ça, c’est important.

C’est une fierté que l’on tire de ces actions. Et un espoir des personnes ou des endroits où les gens ne se sont pas encore décidées.

Le but de ces rencontres de discussions et de formations n’est rien d’autre que d’éveiller les consciences et de montrer aux gens que les violations des droits humains gagnent du terrain et que si nous ne nous levons pas aujourd’hui, par des actions mûries, nous risquons de les perdre à jamais. Les droits humains nous protègent. Nous devons les protéger pour mieux en jouir.

Les violations peuvent être directes ou indirectes sur vous. C’est-à-dire que vous n’aviez pas besoin de vous retrouver en détention arbitraire avant de vous rendre compte de la violation de vos droits. Mais la violation des droits de celles et ceux qu’on nomme  »les autres » pourrait avoir des incidents sur nos capacités à revendiquer dans un futur proche.

Tenez, au Bénin, au moins 4 journalistes ont été poursuivis en justice cette année et risquaient la prison ferme juste pour avoir publié des nouvelles. La dépénalisation des délits de presse étaient acquise par le passé. Mais aujourd’hui, cette dépénalisation est remise en cause par le truchement de nouvelles législations répressives. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Soleil FM vient d’être suspendu. La jouissance des libertés de presse, d’information et d’expression devient plus en plus risquée

Au Bénin cette année, les manifestations ont été interdites  »jusqu’à nouvel ordre » dans certaines régions du pays c’est-à-dire au moment où elles étaient prises, elles étaient interdites indéfiniment. C’est pas correct !

Les gens étaient surpris que ça soit au Bénin. Certains silencieux jusqu’à ce qu’ils viennent prendre un des leurs arbitrairement et contre le droit international.

Des exemple sont légions. Ce que j’ai pu retenir, ce n’est pas le manque d’information, mais la décisions des gens de se réveiller, d’ouvrir les yeux et de ne plus tolérer. Et les moyens pour le faire leur ont été donnés.

Je dirai que c’est une année remplie d’émotion, de réflexions et surtout d’actions.

2020 s’annonce avec tant d’incertitudes à tout point de vue, il sera important de s’y préparer.

La disponibilité sera toujours là. L’amour des autres. Des gens !

Heureuse année !

Document d’analyse genre des législatives du 28 avril 2019 validé vendredi dernier.

Le vendredi 15 novembre 2019, la section béninoise du ‘’Groupe de Travail Femme Paix et Sécurité en Afrique
de l’Ouest et du Sahel’’ a organisé à la maison des médias à Cotonou, un atelier de validation du document d’analyse genre des législatives du 28 avril 2019. Ce fut une cérémonie riche en information sur les activités de l’organisation avant, pendant et après les législatives. Le document présenté et validé par les acteurs de la société
civile béninoise et quelques partenaires techniques et financiers présents révèle un certain nombre de chiffre
sur la participation des femmes durant le processus législatif, les regrets et les recommandations pour une
meilleure amélioration.

Tout a commencé par les mots de bienvenue de la Présidente de la section béninoise du Groupe de Travail,
Mme Blandine SINTONDJI YAYA et une présentation brève des activités de l’organisation. Elle rappelle que le
Groupe de Travail est une plateforme inclusive de partage d’expérience,d’analyse et d’évaluation participative
des initiatives et des efforts de la sous-région pour la promotion et la mise en œuvre des résolutions 1325, 2242
et 1820 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

La section du Bénin a été installée par le Programme des
Nations-Unies pour le Développement le 30 août 2016 et a déjà plusieurs réalisations à son actif. Le groupe de
travail a notamment renforcé la capacité d’action des organisations de la société civile béninoise sur les
résolutions 1325 et 2242 des Nations-Unies; formé les conseillères communales sur la gestion des conflits; formé
les femmes militaires sur les techniques de plaidoyer pour la mise en œuvre des résolutions. A ce sujet, des
séance d’évaluation ont été réalisées en septembre de cette année.

Le présent document objet de validation entre dans
le cadre du projet dénommé ‘’femmes et jeunes dans les processus électoraux en Afrique de l’ouest et dans le sahel’’ qui a vu la formation des
observateurs, moniteurs électoraux et des journalistes et blogueurs pour des élections législatives apaisées.

Pour cet atelier de validation, plusieurs personnalités étaient présentes dont la Présidente de la Plateforme
électorale des OSC, Madame Fatoumatou BATOKO ZOSSOU et Madame Joséphine KANAKIN du PNUD. Cette
dernière a martelé le désir du PNUD de toujours accompagner les activités du groupe de travail et de ne ménager
aucun effort pour son essor. Fatoumatou BATOKO ZOSSOU a profité de l’occasion pour remercier sa présence et
rappeler également quelques statistiques en termes d’implication des femmes au sein de la plateforme mise en
place en 2015. Elle informe que le comité de pilotage de la plateforme est composé de 12 membres dont 7 femmes. La plateforme a sensibilisé au moins 1200 femmes et jeunes sur la corruption électorale en
prélude aux différentes joutes électorales. Ces formations dira-t-elle se justifient par le fait que les femmes et les
jeunes constituent les premières victimes des conflits.

La charge de la présentation du document objet de validation est revenue à Madame Aurore PATHINVO
ASSOGBA, consultante et représentante du cabinet WAKILI SUBAKA, cabinet ayant réalisé le document soumis à validation. De ce rapport il est important de retenir
que les réformes entreprises avant les élections n’ont pas été une occasion de prise en compte du genre. Le
patriarcat avec l’hégémonie du mâle sur la femelle fait que très peu de femmes passent le cap de l’engagement
politique. Au terme des législatives, le document indique la représentation des femmes au parlement ne s’est
pas améliorée. Sept femmes ont été élues sur 83 députés. On note tout de même 28,57% de représentation de
la femme au sein du bureau politique de l’Assemblée Nationale. La Première Vice-Présidenteet la Première
Secrétaire Parlementaire se trouvent être des femmes. Sur les 25 membres des 5 commissions parlementaires,
3 femmes ont été élues et 5 des 7 femmes à l’Assemblée Nationale occupent des postes de responsabilités.

Le document évoque également quelques pistes de solutions pour améliorer le système et l’environnement
politique du Bénin dans une quête de préservation de la paix et l’implication des jeunes et des femmes. On peut
citer entre autre: la décentralisation de la délivrance du qui; la mise à disposition des archives des
élections afin de faciliter les travaux de recherche sur des thématiques déterminées et enfin la poursuite des
plaidoyers pour l’implication des femmes et des jeunes dans les différents processus de maintien de vie dans la
cité.

Cet article a été réalisé par le Groupe de Travail Femme Jeunes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et Sahel
avec l’appui financier d’ONUWAS et ONU Femme.

Bilan des 30 ans de la Convention relative aux droits de l’enfant : les enfants décrivent le Bénin dont ils rêvent.

Communiqué de presse

Cotonou, 30 août 2019.

En prélude à la célébration du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) le 20 novembre prochain, 80 enfants, adolescents et jeunes se sont réunis du 28 au 30 août à Cotonou,
pour faire le bilan de la mise en œuvre de la convention, depuis sa ratification en
août 1990 par le Bénin.

Organisé par l’Association Nationale des Conseils d’Enfants du Bénin (ANACEB) et l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) avec le soutien de l’UNICEF, l’évènement a rassemblé des participants
venus des 12 départements du pays et de plusieurs structures d’enfants :
ANACEB, CLOSE, SOEURS SALESIENNES, REPORTERS JUNIORS et ASHOKA.

Aux termes des travaux, les enfants ont produit un document de plaidoyer en 30
points décrivant le Bénin dont ils rêvent.
A propos de la protection des enfants, Héritier N’KOUET, Maire enfant de la

commune de Boukoumbé déclare : « Nous rêvons d’un Bénin où les enfants sont
protégés, où les auteurs des violations des droits de l’enfant sont punis et où la
participation de l’enfant est une réalité ».

Moufidatou ISSIFOU, Maire enfant de la ville de Malanville, ajoute : « Nous rêvons
d’un Bénin dans lequel les enfants ont droit à une éducation de qualité et où les
enfants les plus pauvres reçoivent de l’Etat un soutien pour leur scolarisation ».

Rapporteur de la commission santé, Luc AGBIDIME, Maire enfant de Bohicon
souligne à son tour : « Nous rêvons d’un Bénin où les enfants se portent bien,
mangent à leur faim et ne meurent plus comme dans un crash d’avion ».
Enfin, Roxane AKOTOME, Maire enfant d’Abomey, plaide pour « un Bénin où les
communes disposent d’une ligne budgétaire pour appuyer les initiatives des
enfants et dans lequel les enfants ont accès aux médias classiques et aux réseaux
sociaux avec des contenus qui respectent leurs droits ».

« Le Système des Nations Unies au Bénin est à vos côtés et travaille pour la
réalisation de tous vos droits et surtout pour qu’aucun enfant ne soit laissé de
côté » a souligné Siaka Coulibaly, Coordonnateur Résident du Système des
Nations Unies au Bénin. Il a saisi l’opportunité pour lancer un vibrant appel à tous les acteurs de la défense et de la promotion des droits de l’enfant pour qu’ils
investissent davantage dans la réalisation des droits de l’enfant.

Hélène ACHOUKE, Directrice de l’Education surveillée et de la Protection sociale
des mineurs a énuméré les actions du Gouvernement en matière de promotion
des droits de l’enfant, de répression des auteurs de violation de ces droits et
d’application des textes. Elle a pris ensuite « l’engagement au nom du Ministre
de la Justice et de la Législation, de faire tout ce qui est possible en vue de la
protection réelle des droits de l’enfant au Bénin. »

La Directrice de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence, Solange Odjo, a fait
savoir dans son intervention, qu’en matière de droits de l’enfant, le Bénin a pris
plusieurs lois et décrets protégeant l’enfant et a procédé à la création de structures adéquates qualifiées pour la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation difficile. Elle a plaidé par ailleurs pour l’organisation de séances d’échange pour procéder à un bilan des avancées et pour réfléchir sur les défis qui subsistent en termes de respect de la CDE ».

Au nom du Gouvernement, le Ministre des Enseignements maternel et primaire,
Salimane Karimou a rassuré les enfants que leurs « messages sont reçus et seront traités afin de permettre au Bénin de participer à tous les fora, à tous les niveaux, dans le cadre de la célébration des 30 ans de la CDE». Le Ministre a insisté par ailleurs, sur le rôle de l’Etat dans la mise en œuvre du droit à une alimentation saine et équilibrée et le droit aux soins de santé des enfants. Il a appelé les enfants à interpeller les parents dans les cas de non-jouissance desdits droits qu’il considère comme primordiaux.

Dans son point de presse aux médias, Mademoiselle Gloria AYANOU, Maire enfant
de la commune de Parakou et Présidente de l’ANACEB, a déclaré à l’endroit du
Président de la République : « Au nom des enfants du Bénin, nous demandons
au Chef de l’Etat de devenir l’ambassadeur et l’avocat des enfants et d’être davantage proche de nous, pour nous aider à trouver des solutions à nos
problèmes ».

Elections au Bénin : les blogueurs outillés sur la déconstruction des FakeNews en période électorale par le GTFJPS-AOS

Quelques semaines après sa formation à l’endroit des moniteurs pour des élections apaisées en République du Bénin, le Groupe de Travail Femmes Paix et Sécurité en Afrique de l’ouest et du Sahel récidive mais cette fois-ci avec une nouvelle cible et sur une nouvelle thématique. Huguette Akplogan DOSSA, Vice-Présidente du Groupe de Travail a d’ailleurs rappelé dans son discours introductif, les raisons du choix de cette cible, les objectifs attendus et le rôle du groupe de travail.  »Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de nos vies et nous devons faire attention à tout ce qui y est véhiculé dans le souci primordial de préserver la paix. »

Pour en savoir plus sur le groupe de travail https://glorydroitshumainsbnin.wordpress.com/2019/06/06/de-nouveaux-moniteurs-outilles-par-le-repsfeco-pour-une-veille-citoyenne-certaine-en-periode-electorale/

C’était le jeudi 20 juin 2019. Des blogueurs venus de plusieurs localités ont été réunis à #Bohicon pour être formés sur les nouvelles dispositions de la loi sur le numérique et le code électoral, deux lois votées respectivement en 2017 et 2018. L’objectif de cette formation est de les outiller sur les bonnes pratiques en matière de déconstruction des fausses nouvelles ou encore #FakeNews dans le but de préserver la paix et la concorde.

Deux ateliers ont donc meublés cet atelier de formation. Le premier a amené les participants à la découvertes des dispositions du nouveau code électoral voté en 2018 et d’avoir une vue sur les zones à risque en matière d’élections, les nouveautés ainsi que les éléments d’anxiété.

Au nombre des innovations et des éléments d’anxiété, il faut souligner l’obligation de production par les candidats du quitus fiscal, la répartition des sièges prévue à l’article 242 du code et bien d’autres. Cette formation a été dispensée par Sessi KOUNKPO, chargée de communication du groupe de travail.

A sa suite, Scholastique BASSA, membres du groupe de travail a outillé les blogueurs sur le nouveau code du numérique voté par le parlement en 2017. Les obligations et sanctions contenues dans cet instrument juridique ont été débattues par les participants dont les véritables activités tournent autour du numérique. Ils ont donc renforcer leurs capacités et connaissances sur le nouveau droit positif béninois et sont à même de les observer afin de ne pas tomber sous le coup de cette loi. Les articles 550 et suivants ont été intéressants à décortiquer en raison de la nature des dispositions et des sanctions en cas d’inobservance.

Après avoir reçu toutes ces notions et avant de clore l’atelier de formation, les participants se sont retrouvés en groupe de travail pour réfléchir sur deux interrogations majeures : ‘’les actions à mener pour une pacification de la situation de crise actuelle au Bénin’’ et ‘’comment faire le suivi de cette situation dans le respect du code sur le numérique’’.

Les réflexions ont accouché de plusieurs idées dont les plus innovantes et pertinentes feront l’objet de projet à mettre en œuvre pour la préservation de la paix.

Les participants à la fin de l’atelier, ont remercié les organisateurs pour le choix et la pertinence des thématiques. Ils ont notamment promis agir désormais en conséquence mais surtout, d’outiller en retour, leurs collègues qui n’ont pas pu suivre cette formation.

Cet article a été réalisé par le Groupe de Travail Femme Jeunes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et du Sahel avec l’appui financier d’ONUWAS et ONU Femme.

DE NOUVEAUX MONITEURS OUTILLES PAR LE GTFJPS-AOS POUR UNE VEILLE CITOYENNE EFFICACE EN PERIODE ELECTORALE.

Cette semaine à l’hôtel KTA de Cotonou a eu lieu un atelier de formation des moniteurs électoraux organisé par le Groupe de Travail Femmes Jeunes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et du Sahel (GTFJPS-AOS) en partenariat avec le Réseaux Paix et Sécurité des Femmes de l’Espace CEDEAO avec le soutien financier de l’UNOWAS.

L’atelier ouvert le jeudi a pris fin ce vendredi et avait pour but d’outiller des hommes et des femmes venus de différentes régions du Bénin pour des élections apaisées. Durant durant deux jours ils se sont appropriés le cadre juridique des élections en République du Bénin ainsi que de bonnes pratiques en matière de monitoring des élections.

‘L’objectif global est de prévenir les éventuelles violences post électorale dans les zones considérées à risque de notre pays.

Plus spécifiquement, cela se résume d’une part à suivre les mouvements des citoyens, des partis politiques en vue de déceler des tensions ou d’éventuelles violences et d’autre part à informer les autorités compétentes ou les médiatrices communautaires afin que ces conflits soient gérés au mieux et dans l’intérêt de tous »

(Pour en savoir plus
sur le REPSFECO https://glorydroitshumainsbnin.wordpress.com/2018/11/29/tout-savoir-sur-le-repsfeco-et-ses-
objectifs/)

A l’entame de l’atelier, les participants ont eu droit à une série d’allocutions qui a replacé l’importance de la formation
dans son contexte. Blandine SINTONDJI YAYA, Présidente du Groupe de Travail Femme jeune Paix et Sécurité affirme
qu’il est important d’être outillé afin de se rendre utile pour sa communauté en période électorale. Elle finira par
remercier les partenaires qui ne ménagent aucun effort pour accompagner son organisation dans la formation des
différentes couches socioprofessionnelle sur les questions du genre et de jeunesse.

Après les allocutions, les participants ont eu à désigner les rapporteurs des deux jours d’activité avant de découvrir le
contenu de la communication sur le groupe de travail et ses activités. Cette communication assurée par la Présidente
Blandine SINTONDJI YAYA a eu le mérite de lever le voile sur cette organisation ainsi que ses nombreuses réalisations.

Il faut dire que le Groupe de travail femme jeune paix et sécurité de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel est une plateforme inclusive de partage d’expérience, d’analyse et d’évaluation participative des initiatives et des efforts de la sous-région pour la promotion et la mise en œuvre des résolutions 1325, 1820 et suivantes du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Il est présent dans tous les pays de la CEDEAO et du Sahel
Il a pour mission de :
• Promouvoir, coordonner et appuyer toutes les initiatives pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest.
• Promouvoir l’engagement/ la participation des femmes dans les processus de négociation de paix.
• Promouvoir l’implémentation de l’UNSCR.1325 et l’égalité de genre dans la sous-région
L’antenne du Bénin a été installée le 30 Août 2016 par le PNUD

Le secrétariat du groupe de travail est basé à Dakar au Sénégal

(Pour en savoir plus sur ces résolutions https://glorydroitshumainsbnin.wordpress.com/2018/12/04/resolution-
2242-et-2250-du-csnu-que-faut-il-retenir/)

L’atelier a pris fin avec des motifs de satisfaction décelés dans le rang des participants. Ils se sont notamment engagés à être des acteurs actifs dans leurs différentes localités en période électorale. Ils n’ont surtout pas manqué de remercier les organisateurs.

Il faut dire que la formation est organisée dans le cadre du projet intitulé  » Implication des femmes et des jeunes dans l’organisation des élections législatives libres, apaisées et transparentes au Benin »

Cet article est réalisé par le Groupe de travail femme jeune paix et sécurité de l’Afrique de l’ouest et du Sahel avec l’appui financier de ONUWAS et ONU femme

2019: Exigeons #JusticePourDangou

Chers amis, j’espère que vous allez bien en ce premier jour de l’an 2019.

Je voudrais en cette nouvelle année adresser mes compassions et soutiens à l’endroit de la famille #Dangou qui attend toujours l’enterrement de leur fils, le caporal #MohamedDangou illégalement tué le 06 janvier 2016 au camp militaire guezo de #Cotonou.

Certains ont peut-être déjà oublié. C’est normal. Dans un pays où la protection des droits humains intéressent moins les médias que les bravades politiques.

Le caporal #MohamedDangou revenait de mission humanitaire de Côte-d’Ivoire au même titre que d’autres de ses collègues.

A la suite d’un mouvement de revendications de prime de mission, il avait été illégalement abattu. La nouvelle, à la veille de la présidentielle, avait envahie la toile et suscitée l’émotion au sein de l’opinion et la colère des organisations de défense des droits humains qui ont même initié une marche qui sera par la suite interdite.

Lire ici le rapport 16/17 de Amnesty International sur la situation. Page 110 (https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://paperjam.lu/sites/default/files/annual_report_fr.pdf&ved=2ahUKEwjcsNrDmMvfAhXIRxUIHUrSDOIQFjAGegQIBBAB&usg=AOvVaw1gOBD7WjPx8zqMHUQ55CLx)

La #CourConstititionnelle de notre pays a déclaré au mois de juin de la même année, l’homicide du caporal illégal et violant le droit à la vie garanti par la constitution béninoise et les engagements internationaux régulièrement ratifiés par le #Benin. Elle avait également déclaré que cela ouvrait droit à réparation.

Le 6 janvier prochain, cela fera trois ans. Trois ans que le corps du caporal #MohamedDangou est détenu à la morgue sans que ses parents n’aient le droit de le voir.

A ce jour, tout est encore flou et le mystère autour de l’assassinat du caporal #MohamedDangou est toujours maintenu.

Pour les musulmans, les morts ne devraient pas rester à la morgue. Les musulmans décédés sont enterrés dans les brefs délais après le décès. Malheureusement, au grand malheur de la religion musulmane et des us et coutumes de la famille #Dangou, le corps de leur enfant est toujours maintenu à la morgue sans droit de visite.

En cette nouvelle année, c’est à la famille #Dangou que je pense. Aux douleurs de la femme du caporal, ses enfants et ses parents.

Je voudrais que dans les tous prochains jours, qu’on se mobilise. Qu’on se mobilise pour réclamer #JusticePourDangou.

Je voudrais que chacun de vous fassiez de cette injustice une affaire personnelle jusqu’à la lumière totale sur cette affaire. #JusticePourDangou

Exigeons de nos gouvernants une meilleure protection du droit fondamental à la vie de nous tous et de nous toutes.

Restons mobilisés.

Je nous souhaite une année d’engagement en faveur des droits humains !

#JusticePourDangou

Glory Cyriaque HOSSOU.

Résolution 2242 et 2250 Du CSNU, QUE FAUT-IL RETENIR ?

Elles font partie des dernières résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies dans le domaine des droits de l’Homme et du maintien de la paix en raison de leurs cibles. Je vous propose d’aller à la découverte de ces résolutions dans cet article inspiré de la dernière formation du Réseau Paix et Sécurité des Femme de l’Espace CEDEAO à l’endroit des professionnels des médias auquel j’ai assisté.

D’abord, commençons par la résolution 2242

Elle a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité des Nations Unies le 13 Octobre 2015 et vise deux objectifs à savoir; Contribuer au renforcement de la place des femmes dans les efforts de consolidation de la paix et Contribuer à l’intensification de la
protection des femmes et filles en situation de conflit, y compris vis-à-vis de la violence
sexuelle« Il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat en temps de conflit ». 15 ans donc après l’adoption de la résolution 1325, une nouvelle résolution est adoptée pour combler les insuffisances constatées lors de l’application de la résolution 1325. Toutefois, les résolutions 1325 et 2242 entretiennent de liens très étroits.

Quels liens entre résolution 1325 et 2242 ?

En adoptant à l’unanimité de ses membres la résolution 2242 en 2015, le Conseil de
sécurité entend « …tenir compte des préoccupations liées aux femmes, la paix et la sécurité dans toutes les situations propres à certains pays inscrits à son ordre du jour » et de « combler les lacunes entre ce qui est dit et la situation sur le terrain », en ces derniers temps où « Il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat en temps de conflit ».

Dans ses grandes lignes, la résolution 2242 vise à assurer une représentativité des femmes à tous les niveaux de décision aux niveaux national, régional et international, au sein des institutions et mécanismes de prévention et de résolution des conflits. Elle vise également à développer des
programmes qui favorisent l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en soutenant la société civile dans les pays en conflits armés et dans des situations d’après-conflit, y compris le renforcement des capacités, dans leur mise en œuvre des résolutions sur les femmes, la paix et la sécurité. On sent clairement à travers ces grandes lignes, un renforcement de la résolution 1325 et un réel objectif de mettre les femmes au cœur des décisions.

Ensuite, la résolution 2250, celle qui intéresse les jeunes

Elle a été adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 09 Décembre 2015 et pose implicitement un principe majeur : une jeunesse désœuvrée, non épanouie, non prise en compte est une menace pour la paix et la sécurité internationale.

Le contexte de l’adoption

Le contexte de son adoption est également frappant. Le désœuvrement de la jeunesse,
l’exclusion, les inégalités sociales qui génèrent des accumulations de frustrations. La corruption au sein des Etats, le chômage ainsi que le sous-emploi des jeunes. En gros, un contexte obscur qui prédestine les jeunes à de nombreux risques.

Les risques potentiels et autres réalités

Dans un tel contexte de frustrations, de mépris, le recours à la radicalisation, à l’extrémisme, à la révolte, à l’insurrection est toute trouvé. Les jeunes, si ils ne décident pas de renverser l(‘ordre
politique au sein des Etats, pourraient être facilement manipulables et prêts au recrutement des factions djihadistes et autres. Toutes possibilité qui ne converge pas vers le maintien de la paixbdans souhaité de tous les vœux.

Aussi, Selon le Conseil de Sécurité des Nations Unies, « les jeunes représentent une forte proportion des personnes qui subissent les effets des conflits armés, y compris comme réfugiés et déplacés, et que le fait qu’ils soient privés d’accès à l’éducation et de perspectives économiques
est fortement préjudiciable à l’instauration durable de la paix et à la réconciliation ».

Le nouvel espoir

A travers donc cette résolution, le conseil de sécurité entend mettre la préoccupation des jeunes au centre des débats. Amener les Etats membres de l’Organisation des Nations-Unies à adopter des politiques inclusives en matière de jeunesse. De travailler à réduire les inégalités et assurer
l’accès à l’éducation aux jeunes ; poursuivre et réprimer les auteurs de corruption et autres infractions économiques.

La résolution vise également et il faut le souligner, que les Etats impliquent les jeunes dans les sphères de décision les concernant.

Glory Cyriaque HOSSOU